L'histoire de George

Au début, je ne me suis pas vraiment inquiété. Je travaillais à l’Hôpital de Moncton et je ressentais une douleur dans les bras et le dos. En tant qu’électricien, j’avais de lourdes charges à soulever, j’ai donc pensé que je m’étais froissé un muscle. Je me suis rendu au service des urgences et j’ai pris un numéro, par précaution.

J’ai vite été pris en charge, mais le médecin pensait qu’il s’agissait de mon cœur et non de mon dos. Il m’a fait passer quelques tests. Et il s’est avéré que c’était mon cœur. Je n’arrivais pas à y croire. Alors que les médecins examinaient mon tomodensitogramme, je me suis levé de ma chaise.

Et je me suis effondré. Code bleu. J’étais mort.

Médecins, infirmières et infirmiers, dissolvants de caillots, tout y est passé. J’ai été ranimé. J’étais en vie. On m’a immédiatement transporté en ambulance vers l’Hôpital régional de Saint John.

Je ne rappelle pas de grand-chose, mais mon opération du cœur s’est bien passée. On m’a posé une endoprothèse et les obstructions ont été éliminées. Lucie, ma femme, et moi pensions que j’allais pouvoir rentrer à la maison. Mais les choses ont vite empiré.

Je me suis cogné la tête lorsque je me suis effondré à l’Hôpital de Moncton. Je souffrais d’une hémorragie cérébrale.

Le neurochirurgien, le Dr Kolyvas, a dit à Lucie que si rien n’était fait, j’allais mourir. Il a ajouté que je pouvais également mourir s’ils m’opéraient. Mais ma famille avait toute confiance en le DKolyvas et lui a demandé de procéder à l’opération.

Et me voilà, 9 ans plus tard.

Beaucoup de choses sont arrivées depuis ce mois de novembre. Des nouveaux membres dans la famille… des petits-enfants et tout. Ce n’était pas mon heure.

Un an après m’être rétabli, j’ai pris la voiture pour Saint John afin de remercier l’homme qui m’avait sauvé la vie, le Dr Kolyvas. Comment ne pas vouloir remercier la personne qui vous a sauvé la vie?