Hôpital régional de Saint John – l’histoire de Michelle

Michelle Price ne prêtait pas particulièrement attention aux douleurs persistantes qu’elle avait dans les jambes, le dos et la poitrine. Elle se disait qu’elle s’était coincé un nerf ou froissé un muscle dans le cadre de son travail auprès d’une entreprise de déménagement.

Ce n’est qu’en décembre dernier, tard le soir, après s’être retrouvée sur le sol de sa chambre, respirant avec difficulté, qu’elle a réalisé qu’elle s’était peut‑être trompée en pensant qu’il s’agissant d’un simple nerf coincé. En réalité, Mme Price, 53 ans, faisait une crise cardiaque massive – le genre de crise presque toujours mortelle sans la technologie et les soins avancés offerts au Centre cardiaque du Nouveau‑Brunswick de l’Hôpital régional de Saint John.

Conduite en urgence au Centre cardiaque depuis Fredericton, Mme Price est restée dans le coma pendant deux semaines et ne se souvient pas de beaucoup de détails sur la bataille que le personnel médical a mené pour lui sauver la vie. Tout ce qu’elle sait, c’est que le chirurgien cardiaque, le Dr Christopher White, et le personnel médical de l’Hôpital régional se sont battus pour la garder en vie. Elle leur en est à jamais reconnaissante.

« Je compte mes bonnes étoiles chaque jour où je suis encore là, » raconte-t-elle lors d’une entrevue dans la maison de sa mère, à Doaktown, où elle se rétablit. « L’hôpital, le personnel… ils ont été parfaits. Tout le monde était si gentil. Sans le DWhite, je pense que je ne serais pas là aujourd’hui. »

Elle est également reconnaissante envers une thérapie appelé ECMO, qui a été essentielle à sa survie.

ECMO (en anglais, extracorporeal membrane oxygenation), ou oxygénation par membrane extracorporelle, est une thérapie qui ajoute de l’oxygène dans le sang et qui, à la manière du cœur, le fait circuler dans tout le corps. Son principe est similaire à celui des machines cœur-poumon artificiel utilisées en chirurgie, à ceci près qu’elle peut être utilisée au chevet d’un patient pendant de plus longues périodes. L’ECMO prend ainsi temporairement les fonctions du cœur et des poumons afin de permettre à ces derniers de se reposer et de guérir.

Le Dr White souligne qu’un programme d’assistance circulatoire mécanique est une opération majeure qui exige des équipes composées de personnes hautement qualifiées.

« Pour que cette technologie soit un succès, il faut beaucoup de contributions et d’assistance de nombreux programmes variés. Vous savez ce qu’on dit, il faut tout un village… »

D’après lui, la technologie représente un investissement conséquent et les patients ont besoin de soins intensifs à l’hôpital et à leur sortie. Mais elle sauve des vies.

« Il s’agit d’une thérapie triée sur le volet et réservée aux patients pour lesquels elle serait vraiment bénéfique. »